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Rapport de recherche et recommandations
Recherche sur
les essais cliniques, la santé de la population et la télésanté Comité de recherche-action de la Corporation des
sciences de la santé de l'Atlantique
Septembre 2003
Le Comité de recherche-action, comité ad hoc du
Conseil de la direction de la Régie régionale de la santé 2, a défini,
avec ses groupes de travail, des centres d’intérêt pour la recherche
dans les secteurs des essais cliniques, de la santé de la population et
de la télésanté. Un ensemble de recommandations ont été faites,
lesquelles émanent de ses discussions avec la communauté des chercheurs
cliniques au sein de la CSSA et avec diverses parties concernées du
Ministère de la Santé et du Mieux-Être, du Collège communautaire du
Nouveau-Brunswick, de l’Université du Nouveau-Brunswick, du Conseil
national de recherches – télésanté et de la communauté des affaires
de Saint John.
Les recommandations mises de l’avant comprennent l’essentiel
du Plan de recherche-action. Les critères de leur élaboration ont été,
pour la plus grande partie, fondés sur les secteurs de force clinique,
sur les petits groupes de recherche et sur les niches existantes, sur l’intégration
des priorités cliniques et de la recherche, sur les partenariats de
recherche (existants et potentiels) et sur les possibilités d’obtention
de fonds.
Pour l’essentiel, les recommandations du Comité de
recherche-action se basent sur nos forces, sur notre expertise et sur
notre longue expérience en recherche sur les essais cliniques. Nous
appuyons, dans nos recommandations, le maintien de la croissance de ce
secteur et l’allocation à celui-ci de ressources additionnelles. Nous
croyons qu’un milieu de recherche sain sur les essais cliniques peut
soutenir d’autres initiatives de recherche et ce, tant au niveau local
que d’un point de vue plus général. Les revenus et l’aide du fonds d’amorçage,
ainsi que les mises de fonds d’égal niveau provenant des frais
généraux de recherche, de nos partenaires de recherche et du Conseil,
fourniront l’effet de levier qui permettra d’augmenter l’activité
de recherche faite en collaboration dans les domaines de la santé de la
population et de la télésanté.
Nos principaux partenaires de recherche, dont l’Université
du Nouveau-Brunswick, le Conseil national de recherches – télésanté
et le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, se sont engagés dans l’entreprise
de la recherche en santé : l’intégration des efforts entre
centres d’intérêt fera notre réussite.
Les recommandations que nous soumettons pour
considération nous conduiront à nos buts. Éventuellement, c’est
grâce à une telle recherche que nous offrirons à nos patients plus de
soins et plus de choix de traitement et que nous en établirons de vraies
normes en matière de soins.
Le Comité de recherche-action
Le Comité de recherche-action, un comité ad hoc
du Conseil d’administration de la Régie régionale de la santé 2, est
né des recommandations mises de l’avant par l’Atelier des centres d’intérêt
de la recherche, tenu le 10 février 2003. Il reflète l’intention du
Conseil de faire de la recherche une priorité au sein de la Corporation.
Animé par Dr Arthur Slutsky, vice-président – recherche -
du St. Michael’s Hospital de Toronto, l’Atelier a amorcé des
discussions sur les critères d’établissement des priorités de
recherche à la CSSA et sur l’identification de centres d’intérêt
potentiels pour la recherche. Ces critères étaient, en grande partie,
fondés sur nos secteurs de force clinique, sur les petits groupes de
recherche et sur les niches existantes, sur l’intégration des priorités
cliniques et de la recherche, sur les partenariats de recherche (existantes
et potentiels) et sur les possibilités d’obtention de fonds.
De ces discussions et d’autres subséquentes avec les
participants de l’Atelier et diverses parties concernées, trois centres
d’intérêt potentiels pour la recherche ont été identifiés et
ensuite soumis à la réflexion du Comité de recherche-action.
Centres d’intérêt identifiés
-
Recherche sur les essais cliniques
-
Recherche sur la santé de la population
-
Recherche sur la télésanté
Sous la présidence de madame Sandra Irving, le Comité de
recherche-action comptait une large représentation de la CSSA, de la
direction de la Régie régionale de la santé 2, diverses parties
concernées du Ministère de la Santé et du Mieux-Être, du Collège
communautaire du Nouveau-Brunswick, de l’Université du
Nouveau-Brunswick, du Conseil national de recherches – télésanté et
de la communauté des affaires de Saint John. Les membres suivants
siégeaient au Comité :
Sandra Irving, présidente
Dora Nicinsky, présidente-directrice générale
Corporation des sciences de la santé de l'Atlantique
Michael Chisholm, vice-président, affaires générales et finances
Corporation des sciences de la santé de l'Atlantique
Barb McGill, vice-présidente, planification et directrice des soins
infirmiers et planification
Corporation des sciences de la santé de l'Atlantique
Dr James O'Brien, médecin-chef
Corporation des sciences de la santé de l'Atlantique
Dr Mohan Iype, doyen adjoint
Enseignement médical, Nouveau-Brunswick
Dr Frank McCarthy, directeur des Services de recherches
Corporation des sciences de la santé de l’Atlantique
Dre Pamela Jarrett, chef clinique
Médecine gériatrique
Corporation des sciences de la santé de l’Atlantique
Dre Margot Burnell
Service d’oncologie
Hôpital régional de Saint John
Dr Keith de’Bell, doyen
Faculté des sciences
Sciences appliquées et Génie
Université du Nouveau-Brunswick, Saint John
M. John Boyne directeur par intérim
Analyse et évaluation des programmes
Ministère de la Santé et du Mieux-Être
Verle Harrop, Ph. D.
Chef de groupe, télésanté
Todd Stephen
Owens & McFayden Benefits Inc.
M. Kerry McLellan, président du conseil et président-directeur
général
Kinek Technologies
Ce Comité s’est vu confier le mandat de soumettre au Conseil un
rapport de plan de recherche-action. À cette fin, trois groupes de travail
de recherche du Comité de recherche-action ont été créés : essais
cliniques, santé de la population et télésanté. Ils avaient pour tâche
de faire l’analyse des forces, des faiblesses, des possibilités et des
risques des trois centres d’intérêt de recherche identifiés. Leurs
conclusions sont présentées sous forme d’une série de recommandations
qui comprennent l’essentiel du Plan de recherche-action. Dans la mesure du
possible, les groupes de travail se sont attaqués aux questions suivantes :
- Accès au financement; sources internes et externes pour soutenir la
recherche au sein de la CSSA;
- Infrastructures requises pour soutenir la recherche au sein de la
CSSA;
- Partenariats requis afin de faciliter et soutenir la recherche au
sein de la CSSA.
Les rapports du groupe de travail reflètent l’état actuel de
développement de ces centres d’intérêt respectifs au sein de la CSSA.
Bien qu’il y ait maintenant amplement de preuves témoignant de notre
expertise en recherche sur les essais cliniques et que nos recommandations
appuient le maintien de la croissance de ce secteur ainsi que l’allocation
à celui-ci de ressources additionnelles, des moyens importants doivent
aussi être consacrés au soutien de la recherche en santé de la population
et en télésanté. Les distinctions que nous avons établies entre les
trois centres d’intérêt de recherche sont arbitraires, car c’est de l’intégration
de nos efforts dans les centres d’intérêt de recherche et de la
collaboration avec nos partenaires que naîtra le succès.
Entre autres points, le nombre de bourses, de publications de recherche
et des patients recrutés dont nous disposons pour effectuer des essais
cliniques constitueront l’étalon auquel nous mesurerons notre succès.
Les recommandations que nous soumettons pour considération nous conduiront
à ces buts.
Département du Service de recherche, CSSA
Afin de mettre en contexte les recommandations du groupe de travail, nous
décrirons brièvement le département du Service de recherche de la CSSA
sur le plan de son personnel, de son soutien documenté aux recherches
locales et provinciales et aux initiatives d’évaluation, de ses fonctions
administratives centrales et de ses sources de revenu.
Membres du personnel, Service de recherche
- G. Frank McCarthy, Ph. D, directeur, Service de recherche
- Diane E. Strong, pharmacienne de recherche, membre du Comité de
recherche-action
- Jacquelyn Legere, agente de liaison des services de recherche
auprès du Comité de recherche-action
- Barbara Marshall, adjointe en pharmacie
- Joanne Arthurs, coordonnatrice financière des Service de recherche
- Melody McKay, secrétaire des Service de recherche
- Erica Molina-Salazar, conception et gestion de la base de données
du Service de recherche
Soutien aux initiatives de recherche locales et provinciales (CSSA)
En tant que département, nous avons activement soutenu plusieurs projets
de mêmes que des activités de recherche et d’évaluation dans la régie
régionale de la santé 2 et dans la province et nous leur avons fourni des
ressources clés. Au cours des dernières années, ces projets et activités
ont compris :
- Membre, comité d’agrément, CSSA
- Chercheur, table ronde du secteur métropolitain de Saint John
sur les soins de santé primaires
- Membre, Comité d’organisation et Groupe de travail d’évaluation,
Centre de santé communautaire
- Membre, Comité d’organisation, Comité ad hoc, Initiative
de service intégré
- Président et secrétaire de séance, Atelier de travail sur l’évaluation
et la qualité, Initiative de service intégré
- Président, Comité d’examen de la recherche
- Président, Comité d’examen de la recherche, Révision des
risques minimaux
- Membre, Atelier d’évaluation, Centre provincial de santé
communautaire
- Président, Groupe conseil, Programme de partenarial régional du
Nouveau-Brunswick
- Entrée de données et soutien de base de données pour la
planification (CSSA, Rapport d’état de la santé, 2001; Évaluation
des besoins communautaires, 2001; Processus de planification
stratégique, 2003), le service des finances (banque de données des
stationnements) et le Centre de santé communautaire (Programme de
santé du sein, Recherche sur l’ostéoporose).
Afin de soutenir et de promouvoir sur une base continue la recherche
liée à la santé faite par et pour la CSSA, nous fournissons actuellement,
avec nos partenaires, l’entrée de données, la conception de recherche et
le soutien statistique de l’Université du Nouveau-Brunswick à Saint
John. Un service limité (critique) de rédaction de demandes de subventions
est aussi offert par l’entremise de notre bureau.
Fonctions administratives
Au cours des trois dernières années, le Service de recherche a fourni
le soutien administratif à plus de 164 (en 2000), 161 (en 2001), 156 (en
2002) études de recherche sur les essais cliniques et recherches
nouvelles. Notre recherche sur les essais cliniques incluait des études
parrainées par des entreprises pharmaceutiques et des universités ainsi
que de prestigieuses affiliations à des groupes de coopération,
tels que l’Institut national du cancer du Canada, le Groupe de thérapie
par la radiation en oncologie et le Projet national chirurgical adjuvant
du sein et des intestins. Nos études de recherche regroupent 25
services de la CSSA et impliquent plus de 52 chercheurs principaux et
34 coordonnateurs de recherche.
Nous soutenons le Comité de révision de la recherche relativement au
processus de préapprobation des propositions d’essais cliniques et de
recherche nouvelle (demandes d’études de recherche, consentements
éclairés, société d’aide à l’entreprise, accord général d’application,
amendements, nouvelles approbations et changement dans les rapports de
progression de l’étude). Le Service de recherche révise les ententes d’essais
cliniques et de financement des essais, alors que le Comité d’examen de
la recherche effectue la révision éthique et scientifique (évaluation de
risque). L’approbation administrative et éthique (approbation
conditionnelle, approbation, non-approbation) des études de recherche est
accordée par ces groupes dans une Lettre d’approbation finale.
Sources de revenu
Notre financement provient d’un budget de base. Nos sources de revenus
additionnels comprennent les frais généraux que nous prélevons sur les
contrats (30 % de la valeur totale du contrat), du tarif de 1 750
$ du Comité d’examen de la recherche ou de l’étude (s’il y a lieu),
du processus de vérification interne qui garantit le recouvrement des
coûts de tous les services de la CSSA qui soutiennent la recherche, et
des économies (non-absorption de coûts) des médicaments par la CSSA. Les
fonds provenant de ces sources ont été, pour l’exercice financier 2002,
d’environ 360 000 $ (189 000 $ en frais généraux,
32 750 $ en frais d’examen, et 145 749 $ en
non-absorption de coûts de médicaments). À ces sommes s’additionne l’importante
contribution « en nature » que nous faisons au processus de
recherche. En 2002, par exemple, 60 % des propositions d’étude que
nous avons examinées et traitées l’ont été sans frais pour les
chercheurs. Moyennant un recrutement de patients fonctionnant à pleine
capacité, les ententes formelles d’essais cliniques que nous signons
pourraient générer plus de 1 million de dollars en fonds de recherche pour
la CSSA (prévision 2002).
Les groupes de travail ont fait les recommandations suivantes, lesquelles
ont fait l’objet d’examens, de discussions et ont été endossées par le
Comité de recherche-action. Elles sont présentées dans les lignes qui
suivent puis elles sont élaborées à titre informatif (voir la liste des
membres à l’annexe 1).
Recommandations du groupe de travail sur la recherche sur les essais
cliniques
Dr G. Frank McCarthy, président
- L’allocation de coordonnateurs de recherche sur les essais cliniques
aux services qui ont fait preuve d’une augmentation de l’activité
de recherche sur les essais cliniques.
- Le soutien d’une structure administrative pour le Comité d’examen
de la recherche par l’entremise du service de recherche. Cette
structure assurerait la qualité et la révision en temps opportun des
études de recherche (délai d’exécution de 6 semaines).
- Développement d’un « fonds d’amorçage » pour
soutenir le financement de recherches mises de l’avant par les
chercheurs ou pour d’autres possibilités (lettres d’intention,
appels d’offres, etc.).
- Réactivation et expansion du Comité consultatif de la recherche.
- Changement de « mentalité » de la communauté de la CSSA
non impliquée dans la recherche.
- Fournir aux cliniciens-chercheurs du « temps protégé »
pour leurs activités de recherche;
- Publier et présenter les rapports de recherche;
- Élaborer un rapport de recherche qui montre les progrès accomplis.
Explications et solutions en appui aux recommandations de recherche
sur les essais cliniques
- L’allocation de coordonnateurs de recherche sur les essais cliniques
aux services qui ont fait preuve d’une augmentation de l’activité
de recherche sur les essais cliniques.
Justification :
Le maintien de la croissance de la recherche sur les essais cliniques
au sein de la CSSA est entravé par l’absence d’un programme de
recrutement et de conservation des coordonnateurs de recherche. Il n’existe
que quelques postes permanents de coordonnateurs de recherche en soins
infirmiers au sein de la CSSA, la plupart étant maintenant accordés par
contrat passé entre le professionnel (ou l’ordre professionnel) et le
coordonnateur de recherche, qu’il soit employé de la CSSA ou non. Ces
« contrats » impliquent rarement la CSSA et soulèvent souvent
des préoccupations touchant la responsabilité. À l’heure actuelle,
les infirmières de la CSSA qui y recherchent un poste de coordonnateur (ce
sont des infirmières et infirmiers qui occupent la majorité de ces
postes au sein de la CSSA) doivent prendre un congé autorisé de leur
unité clinique afin d’acquérir de l’expérience en recherche d’essais
cliniques. Puisque les congés autorisés, en général, prennent fin au
cours de l’année où ils ont débuté, les infirmières et infirmiers
doivent retourner dans leur service clinique respectif, faute de quoi ils
risquent une perte de l’ancienneté et des avantages sociaux. La rupture
continuelle de main-d’œuvre de coordination de recherche entrave
grandement le recrutement de patients pour les essais, la continuité des
soins dans le cadre des essais et l’établissement d’une force de
travail en coordination de recherche expérimentée. Qui plus est, elle
envoie également un message discordant à la CSSA : les soins dans
le cadre d’un essai clinique sont une affaire séparée et distincte des
soins « normaux » d’un hôpital. Elle altère aussi les
relations nécessaires au sein des et entre les services cliniques,
relations qui sont essentielles à la conduite efficace d’essais
cliniques.
Solution :
Des postes de « contractuels » de recherche devraient être
conservés, car ils peuvent s'avérer appropriés en certaines
circonstances (possibilités d'essais cliniques à temps partiel). Ils
sont toutefois moins aptes à pourvoir à la croissance des essais
cliniques de la CSSA et ils devraient avoir un complément. Nous proposons
que les services présentement engagés dans des recherches sur les essais
cliniques demandent, dans le cadre de leur processus budgétaire normal,
qu'un poste en soins infirmiers soit assigné à la recherche sur les
essais cliniques au sein de leur unité. Ces postes seraient créés
précisément afin de développer la capacité de recherche locale sur les
essais cliniques ainsi que la propriété locale d'une telle recherche.
L'infirmière ou l'infirmier coordonnateur de recherche relèverait du
service dans lequel elle ou il a été embauché(e).
La tâche de coordonnateur de recherche serait financée par l’entremise
d’une allocation de recherche, dont une partie servirait à l’embauche
d’un coordonnateur consacré à la recherche. Le cycle de financement
serait fonction du rendement futur des services respectifs (nombre d’essais,
valeur monétaire des essais et rendement en fonction des objectifs de
recrutement (patients évalués, patients inscrits)). À la suite de la
croissance du nombre de coordonnateurs de recherche, il sera possible de
passer à un mécanisme plus centralisé de recrutement, de rétention et
d’éducation de cette ressource humaine.
Un mécanisme centralisé géré par l’entremise du service de
recherche ferait aussi la promotion d’activités connexes telles que :
- le soutien des rencontres mensuelles des coordonnateurs de recherche
sur les essais cliniques;
- l’affiliation à des associations de professionnels de la
recherche sur les essais cliniques ou d’autres associations
professionnelles;
- la formation des coordonnateurs de recherche et les occasions d’apprentissage
au sein et à l’extérieur de la CSSA;
- la « journée » des bonnes pratiques cliniques (BPC).
Avantages additionnels :
- Fournir des options de traitement (de soins) accrus aux patients;
- Aider au recrutement et au maintien de coordonnateurs de recherche
sur les essais cliniques tout en conservant les relations actuelles;
- Fournir aux coordonnateurs de recherche l’occasion de faire voix
commune, un agrément et des occasions d’éducation;
- Développer un environnement interne de recherche sur les essais
cliniques qui soit stable;
- Aider au développement d’une culture régionale de recherche qui
parte de la base, au sein de la Régie régionale de la santé 2.
- Le soutien d'une structure administrative pour le Comité d'examen de
la recherche par l'entremise du service de recherche. Cette structure
assurerait la qualité et la révision en temps opportun des études de
recherche (délai d'exécution de 6 semaines).
Justification : La capacité de mener des essais cliniques
de même que tous les types de services de santé et de la recherche
médicale au sein de la CSSA dépend d’un processus stable d’examen de
la recherche. Le Comité d’examen de la recherche agit à la façon d’un
« Comité de révision institutionnel » au sein de la CSSA. Le
Comité d’examen de la recherche est un comité permanent qui relève du
Conseil de la CSSA par l’entremise du service de recherche et du comité
consultatif médical . Son rôle est de protéger les droits, le
bien-être et la sécurité des participants à la recherche. Il a une
longue histoire au sein de la CSSA et il a développé une expérience et
une expertise considérables dans l’examen des propositions de recherche.
Le Comité est structuré de manière à respecter les exigences d’un
environnement complexe (Déclaration d’Helsinki de 1996, normes ICH-GCP
promulguées par Santé Canada en 1997, Directives des trois conseils sur
la recherche impliquant des humains, 1998 et des règlements additionnels,
par exemple ceux de la FDA des États-Unis).
L’encadrement réglementaire de la recherche médicale est devenu
nettement plus complexe depuis septembre 2001, alors que Santé Canada
procédait à d’importants changements aux règlements concernant la
conduite des essais cliniques. Les comités d’examen doivent dorénavant
travailler en respectant des procédures de fonctionnement écrites; des
politiques doivent aussi être développées montrant clairement les liens d’autorité
et de responsabilité entourant la conduite d’essais cliniques.
Toutefois, le comité d’examen de la recherche, avec la base de
ressources qu’il possède présentement, ne peut pas soutenir ce nouvel
encadrement réglementaire. À un niveau plus fondamental, il se débat avec
son mandat d’approbation « en temps opportun » de propositions
« au comité complet » d’essais cliniques basés sur l’industrie.
Puisque ces propositions sont gérées en grande partie par un comité
« bénévole » de la CSSA (les participants proviennent des
groupes médicaux et chirurgicaux, des soins infirmiers, du service de
pharmacie, de la gestion de la qualité du risque et du laboratoire) et de
non-membres de la CSSA (3 des 10 membres n’en font pas partie : ceux
des milieux communautaire, juridique et scientifique), les exigences
imposées à ces membres dévoués sont excessives. Il en découle une
rotation élevée des membres, des difficultés à atteindre et garder le
quorum lors des réunions mensuelles et des retards dans les examens,
retards considérés comme inacceptables par la communauté des chercheurs
dans son ensemble. Cette situation remet en question notre crédibilité au
sein de l’industrie, ce qui entrave sérieusement la productivité de la
recherche.
La valeur monétaire de la recherche pour un professionnel dans le cadre
d’un essai clinique et, par extension, pour les services de recherche (frais
généraux de 30 % de la valeur totale du contrat) est basée sur un
montant en dollars par patient et des objectifs concurrentiels de
recrutement de patients. Pour soutenir ce processus, le procédé d’examen
doit être opportun et efficace. Le Service des recherches devrait implanter
les solutions suivantes pour demeurer concurrentiel dans l’industrie, tant
sur le plan national qu’international.
Solutions :
(a)
La création, entre le Service de recherche et le comité d’examen
des recherches, d’un poste d’agent de liaison du service de recherche
qui aiderait au traitement des demandes d’études de recherche pour
examen par tout le comité. Le titulaire procéderait à un examen initial
puis continu de tous les documents ayant trait aux essais. Cette façon de
faire allégerait de manière importante la charge administrative du
comité d’examen de la recherche et de son président, elle aiderait les
coordonnateurs de recherche et les chercheurs dans la préparation de
propositions d’étude et elle soutiendrait l’examen ainsi que l’approbation
en temps opportun des nouvelles demandes d’essais. De plus, elle
améliorerait le soutien administratif d’ensemble accordé au comité d’examen
de la recherche par l’entremise de notre bureau et elle maintiendrait la
distance de l’autonomie décisionnelle si importante de ce comité.
Cette personne n’aurait pas droit de vote au comité d’examen de la
recherche.
(b)
La création d’un poste de président du comité d’examen de la
recherche, afin d’améliorer les capacités fonctionnelles de la
présidence et du comité. Relevant du Service de recherche, mais
indépendant dans ses décisions, le titulaire réduirait de façon
importante la possibilité d’apparence de conflits d’intérêt. Il
collaborerait avec le directeur du Service de recherche à l’élaboration
d’une base continue des politiques et de procédures écrites régissant
la conduite des essais cliniques et d’autres activités de recherche au
sein de la CSSA. Il s’agirait d’un premier pas vers le développement
en coopération d’une possible structure institutionnelle provinciale de
conseil d’examen, du plan d’affaires et de fonctionnement mis au
point.
(c)
Augmenter le nombre de chercheurs en essais cliniques siégeant au
comité d’examen de la recherche afin de conserver la crédibilité de
ce comité devant l’ensemble de la communauté des chercheurs (approche
d’un comité composé de pairs).
(d)
À long terme, fournir une expertise en consultation avec d’autres
régies régionales de la santé relativement au développement et à l’implantation
d’une structure institutionnelle provinciale de conseil d’examen. Ce
concept doit être compatible avec la philosophie d’« examen
local » et générer d’importantes retombées positives dans le
processus d’examen des essais cliniques, en établissant un processus d’examen
d’envergure provinciale crédible au sein des régies régionales de la
santé.
- Développement d’un « fonds d’amorçage » pour
soutenir le financement de recherches mises de l’avant par les
chercheurs ou pour d’autres possibilités (lettres d’intention,
appels d’offres, etc.).
Justification :
L’existence d’un fonds d’amorçage aiderait grandement à bâtir la
capacité de recherche car les dollars alloués à la recherche
soutiendraient les propositions de recherche lancées par les chercheurs,
les priorités de recherche particulières à la CSSA (appels de
propositions) et à soutenir les laboratoires de recherche existants (fonds
d’amorçage annuel). Un mécanisme similaire de partage des coûts entre
la CSSA et ses partenaires de recherche pourrait aussi aider les projets
de recherche en collaboration, lesquels pourraient aussi être soutenus
par un mécanisme similaire de partage des coûts par le fonds d’amorçage
et nos partenaires de recherche. Un tel modèle se marierait bien avec les
occasions de financement de recherche bien établies les Instituts de
recherche en santé du Canada (IRSC) comme le Programme de partenariats
régionaux du Nouveau-Brunswick (entente de partage moitié-moitié des
coûts entre les IRSC et le Nouveau-Brunswick, dans le cas de projets
approuvés mais non financés par l’entremise des concours réguliers
des IRSC).
Solution :
Le recouvrement des coûts indirects associés à la recherche sur les
essais cliniques qui se fait au sein de la CSSA s’effectue par l’obtention
de frais généraux dans le cadre de contrats et d’ententes sur les
essais cliniques (30 % de la valeur totale du contrat lié au
recrutement) versés au Service de recherche. Nous recommandons qu’on
utilise ces frais généraux pour soutenir des concours de financement et
les requêtes d’infrastructure de recherche. Le Conseil peut envisager
de verser des fonds équivalents (rapport 1 :1 jusqu’à concurrence
de 125 000 $ par le Conseil et de 125 000 $ pour le
Service de recherche, pour un fonds total annuel de 250 000 $).
Les fonds seraient attribués annuellement par l’entremise d’un
processus d’« examen » par les pairs. Des bourses de
recherche pourraient aussi venir en aide à un tel fonds.
Avantages additionnels :
- La création d’un premier stade durable de possibilité de
financement de la recherche;
- La stimulation des projets de recherche à un niveau qui, en bout de
ligne, pourrait les aider à faire leur entrée dans l’arène
provinciale, puis nationale;
- L’« examen par les pairs » de tous les projets, ce qui
garantirait la qualité des propositions de recherche;
- Les projets de recherche pourraient être orientés vers des buts et
objectifs de la société, tels qu’ils apparaissent dans des
documents comme l’Évaluation des besoins;
- Les projets de recherche pourraient éventuellement être menés par
des équipes de recherche en collaboration (des partenariats de
recherche) à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de la
CSSA;
- Une libération claire des chercheurs et de leur communauté des
frais généraux;
- Le développement plus poussé d’une culture de la recherche au
sein de la CSSA.
- Réactivation et expansion du Comité consultatif de la recherche
La structure et le mandat de ce comité sont actuellement en place. Le
nombre de ses membres serait augmenté pour inclure nos partenaires de
recherche et d’autres intervenants concernés par le processus de
recherche. La composition du comité consultatif de recherche devrait
refléter la communauté des chercheurs dans sa base la plus large. À titre
de comité du Conseil, il lierait directement le Conseil au processus de
recherche. Le soutien administratif de ce Comité serait fourni par le
Service de recherche.
- Changement de « mentalité » de la communauté de la CSSA non
impliquée dans la recherche.
- Fournir aux cliniciens-chercheurs du « temps protégé »
pour leurs activités de recherche;
- Publier et présenter des réussites dans le domaine de la recherche;
- Créer un rapport de recherche qui en montre le progrès;
- Développer un poste de directeur de recherche en recherche sur les
services de santé.
Changer la mentalité de la CSSA exige une réorientation fondamentale
vers un modèle de prise de décision basé sur les preuves dans tout ce qui
est fait. Ce changement est déjà en cours et sera plus amplement
démontré par les décisions et actions du Conseil, du service de recherche
et du Comité de recherche-action. Des initiatives actuelles au sein de la
CSSA, comme le Centre de santé communautaire de St. Joseph, l’Initiative
de services de soutien intégrés et le Programme de télésanté ne sont
que quelques-uns des exemples qui reflètent un mouvement vers la recherche,
l’évaluation et la mesure.
Co-présidents : Dr Mohan Iype et Madame Barbara McGill
Résumé
La santé de la population, une approche à la santé, vise à conserver et
à améliorer la santé d’une population entière et à réduire les
iniquités dans l’état de santé de groupes de la population. Pour
atteindre ces objectifs, elle prend en considération l’ensemble des
facteurs et conditions (les déterminants de la santé) et leurs interactions
qui déterminent la santé et le bien-être des Canadiennes et des Canadiens.
La connaissance qui en résulte (obtenue grâce à la recherche) est utilisée
pour développer et mettre en œuvre des politiques et des actions qui peuvent
s’appliquer à l’ensemble de la population ou à des sous-groupes
particuliers et obtenir des résultats positifs sur le plan de la santé.
Les conséquences ou avantages d’une approche de la santé de la
population vont au-delà d’états de santé améliorés. Une population plus
en santé contribue de manière plus productive au développement de l’ensemble
de la société, elle exige moins de soutien en soins de santé et en
avantages sociaux et elle est plus à même de se prendre en charge et de se
maintenir à long terme. Les actions qui conduisent à une bonne santé
apportent aussi des avantages à plus grande échelle, sur les plans
économique et environnemental pour la population dans son ensemble (Santé
Canada, 1996; Santé Canada, Direction de la politique stratégique, Santé de
la population et santé publique – juillet 2001, ébauche).
Les déterminants de la santé qui sont à la base d’une approche de
santé de la population sont les suivants :
- revenu et statut social;
- instruction;
- environnement social et physique;
- développement sain de l’enfant;
- services de santé;
- culture;
- réseaux de soutien social;
- emploi et conditions de travail;
- pratiques personnelles de santé et capacités d’adaptation;
- biologie et génétique;
- sexe (genre).
Il existe certains présupposés à l’approche de santé de la
population. Ces présuppositions doivent être prises en considération si l’on
veut comprendre la nature de la recherche à entreprendre. Parmi ces
présuppositions, mentionnons :
- Les interventions en santé de la population devraient se concentrer sur
les populations;
- Une série d’interactions complexes ont lieu à l’intérieur des
déterminants de la santé;
- Puisqu’un déterminant n’existe pas seul, les stratégies qui s’y
attaquent doivent tenir compte de ce fait (Pour une compréhension
commune, Santé Canada, décembre 1996).
La santé de la population exige des prises de décision fondées sur des
faits. « La recherche des faits touchant les divers déterminants de la
santé et leurs interrelations est encore l’apanage des milieux
universitaires et de politique publique et sont habituellement hors
circuit. ». En faisant de la recherche sur la santé de la population,
la CSSA ne fera pas que contribuer à l’enrichissement des connaissances,
elle complètera le circuit.
Au sein même de la CSSA, la recherche sur la santé de la population pose
de grands défis. Ceux-incluent la nécessité de :
- Comprendre les grands déterminants de la santé et changer l’attitude
face à ce qui influence la santé de notre communauté et l’importance
d’aborder le changement dans une perspective de santé de la population;
- Adopter les échéanciers appropriés de manière à atteindre des
objectifs à long terme;
- Développer la participation de la communauté et une collaboration
intersectorielle. Heureusement, il existe déjà plusieurs témoignages de
partenariats au sein des communautés de la Régie régionale 2;
- Fournir suffisamment de temps et de ressources et s’assurer qu’il en
sera ainsi à long terme.
Les recommandations du groupe de travail sur la recherche en santé de la
population se basent sur nos forces et faiblesses particulières concernant la
recherche sur la santé de la population. Nos forces sont les suivantes :
- Une population de base stable;
- Une (certaine) diversité ethnique;
- L’engagement de la communauté, y compris celui des organismes
(initiative anti-pauvreté de la communauté des affaires, réseau de
soutien au centre urbain);
- De forts liens universitaires intéressés par les déterminants sociaux
et culturels.
Nos faiblesses sont les suivantes :
- Des niveaux non déterminés d’engagement envers la recherche en
général (et à la recherche en santé publique en particulier);
- Le manque (actuel) d’un fort leadership en recherche sur la santé de
la population;
- La définition des ressources : existe-t-il un soutien financier
ainsi qu’un soutien au niveau des ressources humaines pour ce travail
- Développer une capacité de recherche en santé de la population dans
la Régie régionale 2.
- Ajouter un composant d'évaluation à tout programme ou service
nouveau ou existant.
- Présenter et publier des recherches sur la santé de la population et
les résultats de l'évaluation des programmes.
Justifications en soutien des recommandations sur la recherche en santé de
la population
- Développer une capacité de recherche en santé de la population dans
la Régie régionale 2.
Justification :
Cette recommandation se concentre sur l’objectif principal d’explorer
des possibilités existantes ou nouvelles dans des secteurs de recherche
particuliers aux déterminants de la santé. D’autres centres d’intérêt
doivent être identifiés. Par conséquent, l’identification de
possibilités particulières n’est donc pas ce qui fait problème ici, mais
bien notre capacité à réagir à l’une ou l’autre des propositions et
initiatives de recherche valables en provenance de sources à la fois internes
et externes. Un plan d’action préliminaire en recherche sur la santé de la
population comprendrait les étapes suivantes :
- Définir les secteurs de priorité à explorer au sein de la recherche
en santé de la population (la recherche sur la pauvreté a été
considérée comme un secteur de grande importance avec des partenariats
importants actuellement en place) et des secteurs où nous aimerions jouer
un rôle de chef de file;
- Identifier les équipes de recherche multidisciplinaires associées à
des secteurs prioritaires de recherche et, là où c’est possible,
identifier les chercheurs chefs de file;
- Définir, par un relevé détaillé des ressources existantes, les
lacunes physiques et en ressources humaines;
- Examiner les possibilités de partenariats de recherche et de
collaboration dans les secteurs prioritaires (combler les manques –
compléter les équipes de recherche);
- Examiner les possibilités de partenariats de recherche et de
collaboration, tout en reconnaissant qu’au départ, développer une
capacité au sein des contraintes actuelles au niveau des ressources peut
nous limiter à des rôles secondaires dans des projets de recherche plus
importants;
- Définir l’infrastructure de base requise pour procéder et les
infrastructures qui sont particulières à un projet. Les besoins d’infrastructure
peuvent comprendre un rédacteur de demandes d’aide, de l’espace et
des fournitures (bureau et ordinateur), des conseils et de l’aide à la
publication;
- Embaucher l’expertise de recherche requise.
- Ajouter un composant d’évaluation à tout programme ou service nouveau
ou existant.
Cette recommandation permet de franchir les premiers pas nécessaires
pour évaluer les programmes actuels de santé de la population et de
promotion de la santé. On a donné des exemples comme ceux des centres de
santé communautaires (« Baby Think It Over »,
« First Steps », « Roses Rubbers, and Rainbows). Le
groupe de travail suggère qu’à l’avenir, on ne retienne pas de
programmes de santé de la population et de promotion de la santé qui ne
fassent pas place, dans leur conception même, à l’évaluation. Le plan d’action
comprend les étapes suivantes :
- Élaborer un inventaire détaillé des programmes et services actuels de
santé de la population;
- Inviter des experts d’ici et d’ailleurs (Dr George
Kephart, Dalhousie, Dre Gina Browne, McMaster University) pour
qu’ils éduquent et sensibilisent la communauté sur la recherche sur la
santé de la population;
- Embaucher un évaluateur de la santé et des programmes de santé de la
population.
- Présenter et publier des résultats de recherche en santé de la
population et les résultats d’évaluation des programmes.
Le plan d’action en support de cette recommandation est une suite logique
de la recommandation numéro 8. En fait, un chercheur en santé de la
population ou un évaluateur de programme permanent aurait les habiletés
nécessaires pour remplir ce rôle. Le plan d’action préliminaire en
appui de la recommandation se ramène aux étapes suivantes :
- Préparer un inventaire du travail actuel en recherche sur la santé de
la population qui soit complet et pourrait être présenté ou publié;
- Définir les équipes de recherche impliquées et leurs limites à
remplir ce rôle;
- Mettre sur pied des ressources (de temps, humaines et financières) pour
soutenir la présentation et la publication des recherches identifiées en
santé de la population.
Président : M. Derrick Jardine
Résumé
La télésanté utilise les technologies de la communication et de l’information
comme mécanisme pour fournir des soins de santé et des services de soins de
santé quand la distance sépare les participants. La majorité des
initiatives en télésanté peuvent grosso modo être divisées en deux
catégories : le diagnostic et la consultation à distance (laquelle
implique habituellement un spécialiste et un médecin en soins primaires), et
l’apprentissage à distance dans le cadre de la formation continue en
santé. La première raison de développer la télésanté est de servir des
populations qui, pour une raison ou une autre, ont un accès limité aux soins.
À cet égard, la télésanté offre la possibilité de remodeler de façon
importante le modèle médical du « face à face » dans la
prestation des soins, laquelle existe depuis ses tout débuts.
La CSSA a une expérience considérable dans la conception, l’implantation
et l’évaluation des initiatives de télésanté. En posant la question
suivante : « si nous devions concevoir un système de soins de
santé où le temps, la distance et l’emplacement des ressources étaient
sans importance, de quoi aurait l’air ce système ? », en 1997, la
CSSA s’est lancée dans un projet provincial de recherche et de
développement à partir du Centre cardiaque du Nouveau-Brunswick (CCNB). En
utilisant la technologie à la façon d’un facilitateur de processus, VITAL
(Liens virtuels interactifs d’assistance par télésanté) a créé une
infrastructure de télésanté à travers la province, laquelle a amélioré l’accès
aux services cardiologiques spécialisés du CCNB ainsi que leur rendement.
Transformé de projet en programme en 1999, VITAL offre maintenant un « laboratoire
vivant » qui permet le développement continu et la démonstration
d’autres initiatives en télésanté.
SIIT (Solution d’imagerie et de données interactives en temps réel) est
une preuve de plus de l’engagement de la CSSA dans le développement de
solutions de télésanté novatrices dans le domaine des soins de santé
donnés à longue distance. La SIIT est un système de diagnostic et de
consultation sur mesure qui a été utilisé par des spécialistes pour
examiner des patients sur des réseaux locaux sécurisés et à l’aide d’un
stéthoscope virtuel et d’une image vidéo en temps réel. Elle offre aussi
une technologie de stockage qui permet au personnel infirmier de masquer les
images et les données jusqu’à ce qu’un médecin puisse les examiner. Les
usages en soin de santé vont présentement de la orthophonie à
la cardiologie postopératoire et aux évaluations psychiatriques.
Le Groupe de recherche en télésanté a élargi son objectif de recherche
sur la télésanté pour inclure « le dossier-santé
électronique » et plusieurs recommandations ont été soumises à la
réflexion pour chacun des centres d’intérêt. Les recommandations
comprennent :
Télésanté
- Mettre au point un Ensemble d’implantation en collaboration avec le
secteur privé.
- Déterminer l’effet de la télésanté sur les services et les
résultats des soins de santé.
- Définir le niveau d’adoption de la technologie par les patients et
prestataires de service.
- Élaborer des programme en ligne à l’intention des patients afin de
leur donner les outils qui leur permettront de gérer eux-mêmes leur
santé.
- Mesurer le retour sur investissement comparativement à l’effet
attendu.
- Soutenir les changements dans le processus de soins découlant de la
nouvelle gestion technologique.
Dossier-santé électronique
- Intégration des applications de télésanté au Dossier-santé
électronique.
- Dossier médical électronique (remplacement du E7000).
- Dossier-santé électronique – Centre de santé communautaire –
Patient – Prestataires de soins primaires.
Le plan d’action préliminaire proposé par le Groupe de travail en
télésanté n’était pas lié à un projet de recherche particulier, mais il
fournissait le soutien de base à la recherche en télésanté. Il comprenait
les étapes suivantes :
- Attribuer une ressource pour soutenir et diriger l’activité au sein
de la CSSA;
- Inventorier et prioriser les initiatives existantes et prévues;
- Procéder à la mise en application d’un outil de gestion de la
connaissance pour saisir les informations de la recherche;
- Mettre en œuvre des outils de recherche et d’évaluation en ligne;
- Établir un partenariat avec l’Université du Nouveau-Brunswick, avec
les collèges communautaires du Nouveau-Brunswick, avec le Centre national
de la recherche et d’autres encore, pour avoir accès à des sources d’expertise.
L’administration et le soutien de la recherche sur les essais cliniques au
sein de la CSSA assure que les patients peuvent bénéficier du médicament ou
de l’appareil le plus récent et le plus efficace. Pour plusieurs, il s’agit
là de la norme en matière de soins. Les recommandations qui ont été
proposées dans ce rapport reposent sur plus de 25 ans d’histoire et elles
sont conçues afin de soutenir un système plus réactif – un système qui
répond à un environnement réglementaire exigeant et en constant changement,
à nos partenaires et associés en pharmacie, aux besoins de nos professionnels
de la recherche clinique et aux besoins en matière de santé de nos patients.
Les améliorations de l’infrastructure humaine et physique que nous
proposons en soutien aux programmes d’essais cliniques seront financés à l’interne
à partir du budget de base et par l’entremise de fonds générés par nos
frais généraux, les frais de révision des recherches et les économies en
coût de médicaments.
La distinction entre la recherche sur les essais cliniques et la recherche
initiale est arbitraire. Un environnement sain de recherche sur les essais
cliniques peut aider d’autres initiatives de recherche au niveau local, en
laboratoire, ou plus généralement encore. Le retour sur investissement et le
soutien du « fonds d’amorçage » et des fonds correspondants
provenant des frais généraux de la recherche, de nos partenaires de recherche
et du Conseil, fourniront le levier qui permettra d’accroître l’activité
de recherche en collaboration au sein des secteurs de la Santé de la population
et de la Télésanté tout en soutenant des propositions de recherche lancées
par des chercheurs indépendants. Nos partenaires clés en recherche, l’université
du Nouveau-Brunswick, les collèges communautaires du Nouveau-Brunswick, le
Conseil de recherche du Canada – télésanté en bénéficieront en
établissant des programmes similaires de financement par contribution
proportionnelle ou en expertise en recherche.
La recette pour développer des centres d’intérêt dans les domaines de
la Santé de la population et de la Télésanté exige deux ingrédients :
du temps et de l’argent. Des ressources seront requises à tout le moins
pour soutenir l’embauche de deux détenteurs d’un doctorat ou des
moniteurs de niveau postdoctoral, ou l’équivalent, en sciences de la vie
ayant démontré une productivité précoce en recherche et en publication.
Ces personnes seront embauchées pour diriger, lancer et soutenir des
programmes de recherche en santé de la population et télésanté. Des
périodes de financement soutenues, de source interne et d’une durée d’au
moins trois à cinq ans, seront exigées pour développer un programme de
recherche indépendant. Pendant ce temps, les tâches d’enseignement et d’administration
devraient être gardées à leur minimum. Des liens avec le secteur
universitaire fourniront la base d’étudiants nécessaire au maintien d’un
programme de recherche actif.
Le partage de ces ressources avec nos partenaires et collaborateurs de
recherche produira des gains plus marqués à court et à long terme et il
conduira à la formation d’équipes de recherche multidisciplinaires qui
collaboreront. Il faudra prévoir l’intégration des chercheurs cliniques et
universitaires présentement en poste dans la formation de telles équipes. Les
inventaires de ressources que nous mènerons aideront à la formation de ces
équipes et ils définiront nos contributions respectives (ressources humaines
et physiques).
Des partenariats naturels commencent à émerger à la suite de nos
discussions avec la communauté des chercheurs. L’équipe de recherche en
santé de la population qui s’attaque à la pauvreté dans la région de
Saint John inclut le Centre de santé communautaire St. Joseph,
Collectivités dynamiques, Saint John, la Business Community
Anti-Poverty Initiative, le Urban Core Support Network, le Human
Development Council, l’Université du Nouveau-Brunswick, le Atlantic
Health Promotion Research Center, le St. Michael’s Hospital de Toronto;
Santé Canada et le Service de recherche de la CSSA.
Les partenariats de recherche en télésanté incluent le programme de
télésanté, la CSSA, le Conseil national de recherches en télésanté, les
collèges communautaires du Nouveau-Brunswick et le département de
télématique médicale de l’Université de Calgary.
Ces partenariats, et d’autres, devront être renforcés afin qu’ensemble,
nous puissions relever le défi de l’environnement de recherches concurrentiel
d’aujourd’hui. Les recommandations que nous présentons et endossons se
fondent sur nos réussites du passé et nous feront avancer vers une nouvelle
ère dans la recherche des essais cliniques, de la santé de la population et de
la télésanté. La CSSA fait sien ce défi.
Groupes de travail du Comité de recherche-action
|
Recherche sur les essais cliniques |
|
Nom |
Appartenance |
|
Dr G. Frank McCarthy (président) |
CSSA |
|
Dr Peter Bailey |
CSSA |
|
Dre Margot Burnell |
CSSA |
|
Dr John Carson |
CSSA |
|
Mme Peggy Cook |
CSSA |
|
Dr Jim Ducharme |
CSSA |
|
Mme Jennifer Dykeman |
CSSA |
|
Dre Pam Jarrett |
CSSA |
|
Dre Rachel Morehouse |
CSSA |
|
Dr Atreyi Mukherji |
CSSA |
|
Dr Hugh Scarth |
CSSA |
|
Dr Andrew Sherwood |
CSSA |
|
M. Todd Stephen |
RRS2 |
|
Mme Diane Strong |
CSSA |
|
M. Peter Thompson |
Eli Lilly |
|
Mme Sharon Turnell |
CSSA |
|
Recherche sur la santé de la
population |
|
Dr Mohan Iype (coprésident) |
CSSA |
|
Mme Barbara McGill (coprésident) |
CSSA |
|
Mme Dawn-Marie Buck |
Healthnet |
|
Dr Lee Chambers |
UNBSJ |
|
Mme Monica Chaperlin |
CSSA |
|
Mme Cleo Cyr |
CSSA |
|
Dr Keith DeBell |
UNBSJ |
|
Mme Debbie Godlewski |
CSSA |
|
Dr Paul Handa |
CSSA |
|
Mme Sandra Irving |
RHA2 |
|
Dre Susan Sanderson |
CSSA |
|
Dr Wayne Sheehan |
CSSA |
|
Dre Caryn Thompson |
UNBSJ |
|
Recherche en télésanté |
|
M. Derrick Jardine (président) |
CSSA |
|
M. Ken Baird |
CSSA |
|
M. Michael Chisholm |
CSSA |
|
Dr Greg Fleet |
UNBSJ |
|
M. Tim Flewelling |
Architecte de systèmes DHW |
|
M. Guy-Andre Gelinas |
CNR cyber santé BDO |
|
M. Stephen Grant |
Aliant/RHA2 |
|
Dr Verle Harrop |
CNR Télésanté |
|
Mme Irina Kondratova |
CNR Fredericton |
|
Mme Eileen MacGibbon |
CSSA |
|
M. Peter McGill |
Collège communautaire |
|
Mme Dora Nicinski |
CSSA |
|
Dr Vernon Paddock |
CSSA |
|
Mme Krisan Palmer |
CSSA |
|
Dre Judith Wuest |
UNB Fredericton |
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