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  Rapport de recherche et recommandations
Recherche sur les essais cliniques, la santé de la population et la télésanté

Comité de recherche-action de la Corporation des sciences de la santé de l'Atlantique

Septembre 2003

Résumé

Le Comité de recherche-action, comité ad hoc du Conseil de la direction de la Régie régionale de la santé 2, a défini, avec ses groupes de travail, des centres d’intérêt pour la recherche dans les secteurs des essais cliniques, de la santé de la population et de la télésanté. Un ensemble de recommandations ont été faites, lesquelles émanent de ses discussions avec la communauté des chercheurs cliniques au sein de la CSSA et avec diverses parties concernées du Ministère de la Santé et du Mieux-Être, du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, de l’Université du Nouveau-Brunswick, du Conseil national de recherches – télésanté et de la communauté des affaires de Saint John.

Les recommandations mises de l’avant comprennent l’essentiel du Plan de recherche-action. Les critères de leur élaboration ont été, pour la plus grande partie, fondés sur les secteurs de force clinique, sur les petits groupes de recherche et sur les niches existantes, sur l’intégration des priorités cliniques et de la recherche, sur les partenariats de recherche (existants et potentiels) et sur les possibilités d’obtention de fonds.

Pour l’essentiel, les recommandations du Comité de recherche-action se basent sur nos forces, sur notre expertise et sur notre longue expérience en recherche sur les essais cliniques. Nous appuyons, dans nos recommandations, le maintien de la croissance de ce secteur et l’allocation à celui-ci de ressources additionnelles. Nous croyons qu’un milieu de recherche sain sur les essais cliniques peut soutenir d’autres initiatives de recherche et ce, tant au niveau local que d’un point de vue plus général. Les revenus et l’aide du fonds d’amorçage, ainsi que les mises de fonds d’égal niveau provenant des frais généraux de recherche, de nos partenaires de recherche et du Conseil, fourniront l’effet de levier qui permettra d’augmenter l’activité de recherche faite en collaboration dans les domaines de la santé de la population et de la télésanté.

Nos principaux partenaires de recherche, dont l’Université du Nouveau-Brunswick, le Conseil national de recherches – télésanté et le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, se sont engagés dans l’entreprise de la recherche en santé : l’intégration des efforts entre centres d’intérêt fera notre réussite.

Les recommandations que nous soumettons pour considération nous conduiront à nos buts. Éventuellement, c’est grâce à une telle recherche que nous offrirons à nos patients plus de soins et plus de choix de traitement et que nous en établirons de vraies normes en matière de soins.

Historique

Le Comité de recherche-action

Le Comité de recherche-action, un comité ad hoc du Conseil d’administration de la Régie régionale de la santé 2, est né des recommandations mises de l’avant par l’Atelier des centres d’intérêt de la recherche, tenu le 10 février 2003. Il reflète l’intention du Conseil de faire de la recherche une priorité au sein de la Corporation. Animé par Dr Arthur Slutsky, vice-président – recherche - du St. Michael’s Hospital de Toronto, l’Atelier a amorcé des discussions sur les critères d’établissement des priorités de recherche à la CSSA et sur l’identification de centres d’intérêt potentiels pour la recherche. Ces critères étaient, en grande partie, fondés sur nos secteurs de force clinique, sur les petits groupes de recherche et sur les niches existantes, sur l’intégration des priorités cliniques et de la recherche, sur les partenariats de recherche (existantes et potentiels) et sur les possibilités d’obtention de fonds.

De ces discussions et d’autres subséquentes avec les participants de l’Atelier et diverses parties concernées, trois centres d’intérêt potentiels pour la recherche ont été identifiés et ensuite soumis à la réflexion du Comité de recherche-action.

Centres d’intérêt identifiés

  • Recherche sur les essais cliniques

  • Recherche sur la santé de la population

  • Recherche sur la télésanté

Liste des membres, Comité de recherche-action

Sous la présidence de madame Sandra Irving, le Comité de recherche-action comptait une large représentation de la CSSA, de la direction de la Régie régionale de la santé 2, diverses parties concernées du Ministère de la Santé et du Mieux-Être, du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, de l’Université du Nouveau-Brunswick, du Conseil national de recherches – télésanté et de la communauté des affaires de Saint John. Les membres suivants siégeaient au Comité :

Sandra Irving, présidente

Dora Nicinsky, présidente-directrice générale
Corporation des sciences de la santé de l'Atlantique

Michael Chisholm, vice-président, affaires générales et finances
Corporation des sciences de la santé de l'Atlantique

Barb McGill, vice-présidente, planification et directrice des soins infirmiers et planification
Corporation des sciences de la santé de l'Atlantique

Dr James O'Brien, médecin-chef
Corporation des sciences de la santé de l'Atlantique

Dr Mohan Iype, doyen adjoint
Enseignement médical, Nouveau-Brunswick

Dr Frank McCarthy, directeur des Services de recherches
Corporation des sciences de la santé de l’Atlantique

Dre Pamela Jarrett, chef clinique
Médecine gériatrique
Corporation des sciences de la santé de l’Atlantique

Dre Margot Burnell
Service d’oncologie
Hôpital régional de Saint John

Dr Keith de’Bell, doyen
Faculté des sciences
Sciences appliquées et Génie
Université du Nouveau-Brunswick, Saint John

M. John Boyne directeur par intérim
Analyse et évaluation des programmes
Ministère de la Santé et du Mieux-Être

Verle Harrop, Ph. D.
Chef de groupe, télésanté

Todd Stephen
Owens & McFayden Benefits Inc.

M. Kerry McLellan, président du conseil et président-directeur général
Kinek Technologies

Ce Comité s’est vu confier le mandat de soumettre au Conseil un rapport de plan de recherche-action. À cette fin, trois groupes de travail de recherche du Comité de recherche-action ont été créés : essais cliniques, santé de la population et télésanté. Ils avaient pour tâche de faire l’analyse des forces, des faiblesses, des possibilités et des risques des trois centres d’intérêt de recherche identifiés. Leurs conclusions sont présentées sous forme d’une série de recommandations qui comprennent l’essentiel du Plan de recherche-action. Dans la mesure du possible, les groupes de travail se sont attaqués aux questions suivantes :

  • Accès au financement; sources internes et externes pour soutenir la recherche au sein de la CSSA;
  • Infrastructures requises pour soutenir la recherche au sein de la CSSA;
  • Partenariats requis afin de faciliter et soutenir la recherche au sein de la CSSA.

Les rapports du groupe de travail reflètent l’état actuel de développement de ces centres d’intérêt respectifs au sein de la CSSA. Bien qu’il y ait maintenant amplement de preuves témoignant de notre expertise en recherche sur les essais cliniques et que nos recommandations appuient le maintien de la croissance de ce secteur ainsi que l’allocation à celui-ci de ressources additionnelles, des moyens importants doivent aussi être consacrés au soutien de la recherche en santé de la population et en télésanté. Les distinctions que nous avons établies entre les trois centres d’intérêt de recherche sont arbitraires, car c’est de l’intégration de nos efforts dans les centres d’intérêt de recherche et de la collaboration avec nos partenaires que naîtra le succès.

Entre autres points, le nombre de bourses, de publications de recherche et des patients recrutés dont nous disposons pour effectuer des essais cliniques constitueront l’étalon auquel nous mesurerons notre succès. Les recommandations que nous soumettons pour considération nous conduiront à ces buts.

Infrastructure actuelle

Département du Service de recherche, CSSA

Afin de mettre en contexte les recommandations du groupe de travail, nous décrirons brièvement le département du Service de recherche de la CSSA sur le plan de son personnel, de son soutien documenté aux recherches locales et provinciales et aux initiatives d’évaluation, de ses fonctions administratives centrales et de ses sources de revenu.

Membres du personnel, Service de recherche

  • G. Frank McCarthy, Ph. D, directeur, Service de recherche
  • Diane E. Strong, pharmacienne de recherche, membre du Comité de recherche-action
  • Jacquelyn Legere, agente de liaison des services de recherche auprès du Comité de recherche-action
  • Barbara Marshall, adjointe en pharmacie
  • Joanne Arthurs, coordonnatrice financière des Service de recherche
  • Melody McKay, secrétaire des Service de recherche
  • Erica Molina-Salazar, conception et gestion de la base de données du Service de recherche

Soutien aux initiatives de recherche locales et provinciales (CSSA)

En tant que département, nous avons activement soutenu plusieurs projets de mêmes que des activités de recherche et d’évaluation dans la régie régionale de la santé 2 et dans la province et nous leur avons fourni des ressources clés. Au cours des dernières années, ces projets et activités ont compris :

  • Membre, comité d’agrément, CSSA
  • Chercheur, table ronde du secteur métropolitain de Saint John sur les soins de santé primaires
  • Membre, Comité d’organisation et Groupe de travail d’évaluation, Centre de santé communautaire
  • Membre, Comité d’organisation, Comité ad hoc, Initiative de service intégré
  • Président et secrétaire de séance, Atelier de travail sur l’évaluation et la qualité, Initiative de service intégré
  • Président, Comité d’examen de la recherche
  • Président, Comité d’examen de la recherche, Révision des risques minimaux
  • Membre, Atelier d’évaluation, Centre provincial de santé communautaire
  • Président, Groupe conseil, Programme de partenarial régional du Nouveau-Brunswick
  • Entrée de données et soutien de base de données pour la planification (CSSA, Rapport d’état de la santé, 2001; Évaluation des besoins communautaires, 2001; Processus de planification stratégique, 2003), le service des finances (banque de données des stationnements) et le Centre de santé communautaire (Programme de santé du sein, Recherche sur l’ostéoporose).

Afin de soutenir et de promouvoir sur une base continue la recherche liée à la santé faite par et pour la CSSA, nous fournissons actuellement, avec nos partenaires, l’entrée de données, la conception de recherche et le soutien statistique de l’Université du Nouveau-Brunswick à Saint John. Un service limité (critique) de rédaction de demandes de subventions est aussi offert par l’entremise de notre bureau.

Fonctions administratives

Au cours des trois dernières années, le Service de recherche a fourni le soutien administratif à plus de 164 (en 2000), 161 (en 2001), 156 (en 2002) études de recherche sur les essais cliniques et recherches nouvelles. Notre recherche sur les essais cliniques incluait des études parrainées par des entreprises pharmaceutiques et des universités ainsi que de prestigieuses affiliations à des groupes de coopération, tels que l’Institut national du cancer du Canada, le Groupe de thérapie par la radiation en oncologie et le Projet national chirurgical adjuvant du sein et des intestins. Nos études de recherche regroupent 25 services de la CSSA et impliquent plus de 52 chercheurs principaux et 34 coordonnateurs de recherche.

Nous soutenons le Comité de révision de la recherche relativement au processus de préapprobation des propositions d’essais cliniques et de recherche nouvelle (demandes d’études de recherche, consentements éclairés, société d’aide à l’entreprise, accord général d’application, amendements, nouvelles approbations et changement dans les rapports de progression de l’étude). Le Service de recherche révise les ententes d’essais cliniques et de financement des essais, alors que le Comité d’examen de la recherche effectue la révision éthique et scientifique (évaluation de risque). L’approbation administrative et éthique (approbation conditionnelle, approbation, non-approbation) des études de recherche est accordée par ces groupes dans une Lettre d’approbation finale.

Sources de revenu

Notre financement provient d’un budget de base. Nos sources de revenus additionnels comprennent les frais généraux que nous prélevons sur les contrats (30 % de la valeur totale du contrat), du tarif de 1 750 $ du Comité d’examen de la recherche ou de l’étude (s’il y a lieu), du processus de vérification interne qui garantit le recouvrement des coûts de tous les services de la CSSA qui soutiennent la recherche, et des économies (non-absorption de coûts) des médicaments par la CSSA. Les fonds provenant de ces sources ont été, pour l’exercice financier 2002, d’environ 360 000 $ (189 000 $ en frais généraux, 32 750 $ en frais d’examen, et 145 749 $ en non-absorption de coûts de médicaments). À ces sommes s’additionne l’importante contribution « en nature » que nous faisons au processus de recherche. En 2002, par exemple, 60 % des propositions d’étude que nous avons examinées et traitées l’ont été sans frais pour les chercheurs. Moyennant un recrutement de patients fonctionnant à pleine capacité, les ententes formelles d’essais cliniques que nous signons pourraient générer plus de 1 million de dollars en fonds de recherche pour la CSSA (prévision 2002).

Recommandations des groupes de travail

Les groupes de travail ont fait les recommandations suivantes, lesquelles ont fait l’objet d’examens, de discussions et ont été endossées par le Comité de recherche-action. Elles sont présentées dans les lignes qui suivent puis elles sont élaborées à titre informatif (voir la liste des membres à l’annexe 1).

Recommandations du groupe de travail sur la recherche sur les essais cliniques

Dr G. Frank McCarthy, président

  1. L’allocation de coordonnateurs de recherche sur les essais cliniques aux services qui ont fait preuve d’une augmentation de l’activité de recherche sur les essais cliniques.
  2. Le soutien d’une structure administrative pour le Comité d’examen de la recherche par l’entremise du service de recherche. Cette structure assurerait la qualité et la révision en temps opportun des études de recherche (délai d’exécution de 6 semaines).
  3. Développement d’un « fonds d’amorçage » pour soutenir le financement de recherches mises de l’avant par les chercheurs ou pour d’autres possibilités (lettres d’intention, appels d’offres, etc.).
  4. Réactivation et expansion du Comité consultatif de la recherche.
  5. Changement de « mentalité » de la communauté de la CSSA non impliquée dans la recherche.
    • Fournir aux cliniciens-chercheurs du « temps protégé » pour leurs activités de recherche;
    • Publier et présenter les rapports de recherche;
    • Élaborer un rapport de recherche qui montre les progrès accomplis.

Explications et solutions en appui aux recommandations de recherche sur les essais cliniques

  1. L’allocation de coordonnateurs de recherche sur les essais cliniques aux services qui ont fait preuve d’une augmentation de l’activité de recherche sur les essais cliniques.

Justification :
Le maintien de la croissance de la recherche sur les essais cliniques au sein de la CSSA est entravé par l’absence d’un programme de recrutement et de conservation des coordonnateurs de recherche. Il n’existe que quelques postes permanents de coordonnateurs de recherche en soins infirmiers au sein de la CSSA, la plupart étant maintenant accordés par contrat passé entre le professionnel (ou l’ordre professionnel) et le coordonnateur de recherche, qu’il soit employé de la CSSA ou non. Ces « contrats » impliquent rarement la CSSA et soulèvent souvent des préoccupations touchant la responsabilité. À l’heure actuelle, les infirmières de la CSSA qui y recherchent un poste de coordonnateur (ce sont des infirmières et infirmiers qui occupent la majorité de ces postes au sein de la CSSA) doivent prendre un congé autorisé de leur unité clinique afin d’acquérir de l’expérience en recherche d’essais cliniques. Puisque les congés autorisés, en général, prennent fin au cours de l’année où ils ont débuté, les infirmières et infirmiers doivent retourner dans leur service clinique respectif, faute de quoi ils risquent une perte de l’ancienneté et des avantages sociaux. La rupture continuelle de main-d’œuvre de coordination de recherche entrave grandement le recrutement de patients pour les essais, la continuité des soins dans le cadre des essais et l’établissement d’une force de travail en coordination de recherche expérimentée. Qui plus est, elle envoie également un message discordant à la CSSA : les soins dans le cadre d’un essai clinique sont une affaire séparée et distincte des soins « normaux » d’un hôpital. Elle altère aussi les relations nécessaires au sein des et entre les services cliniques, relations qui sont essentielles à la conduite efficace d’essais cliniques.

Solution :
Des postes de « contractuels » de recherche devraient être conservés, car ils peuvent s'avérer appropriés en certaines circonstances (possibilités d'essais cliniques à temps partiel). Ils sont toutefois moins aptes à pourvoir à la croissance des essais cliniques de la CSSA et ils devraient avoir un complément. Nous proposons que les services présentement engagés dans des recherches sur les essais cliniques demandent, dans le cadre de leur processus budgétaire normal, qu'un poste en soins infirmiers soit assigné à la recherche sur les essais cliniques au sein de leur unité. Ces postes seraient créés précisément afin de développer la capacité de recherche locale sur les essais cliniques ainsi que la propriété locale d'une telle recherche. L'infirmière ou l'infirmier coordonnateur de recherche relèverait du service dans lequel elle ou il a été embauché(e).

La tâche de coordonnateur de recherche serait financée par l’entremise d’une allocation de recherche, dont une partie servirait à l’embauche d’un coordonnateur consacré à la recherche. Le cycle de financement serait fonction du rendement futur des services respectifs (nombre d’essais, valeur monétaire des essais et rendement en fonction des objectifs de recrutement (patients évalués, patients inscrits)). À la suite de la croissance du nombre de coordonnateurs de recherche, il sera possible de passer à un mécanisme plus centralisé de recrutement, de rétention et d’éducation de cette ressource humaine.

Un mécanisme centralisé géré par l’entremise du service de recherche ferait aussi la promotion d’activités connexes telles que :

  • le soutien des rencontres mensuelles des coordonnateurs de recherche sur les essais cliniques;
  • l’affiliation à des associations de professionnels de la recherche sur les essais cliniques ou d’autres associations professionnelles;
  • la formation des coordonnateurs de recherche et les occasions d’apprentissage au sein et à l’extérieur de la CSSA;
  • la « journée » des bonnes pratiques cliniques (BPC).

Avantages additionnels :

  • Fournir des options de traitement (de soins) accrus aux patients;
  • Aider au recrutement et au maintien de coordonnateurs de recherche sur les essais cliniques tout en conservant les relations actuelles;
  • Fournir aux coordonnateurs de recherche l’occasion de faire voix commune, un agrément et des occasions d’éducation;
  • Développer un environnement interne de recherche sur les essais cliniques qui soit stable;
  • Aider au développement d’une culture régionale de recherche qui parte de la base, au sein de la Régie régionale de la santé 2.
  1. Le soutien d'une structure administrative pour le Comité d'examen de la recherche par l'entremise du service de recherche. Cette structure assurerait la qualité et la révision en temps opportun des études de recherche (délai d'exécution de 6 semaines).

Justification :
La capacité de mener des essais cliniques de même que tous les types de services de santé et de la recherche médicale au sein de la CSSA dépend d’un processus stable d’examen de la recherche. Le Comité d’examen de la recherche agit à la façon d’un « Comité de révision institutionnel » au sein de la CSSA. Le Comité d’examen de la recherche est un comité permanent qui relève du Conseil de la CSSA par l’entremise du service de recherche et du comité consultatif médical . Son rôle est de protéger les droits, le bien-être et la sécurité des participants à la recherche. Il a une longue histoire au sein de la CSSA et il a développé une expérience et une expertise considérables dans l’examen des propositions de recherche. Le Comité est structuré de manière à respecter les exigences d’un environnement complexe (Déclaration d’Helsinki de 1996, normes ICH-GCP promulguées par Santé Canada en 1997, Directives des trois conseils sur la recherche impliquant des humains, 1998 et des règlements additionnels, par exemple ceux de la FDA des États-Unis).

L’encadrement réglementaire de la recherche médicale est devenu nettement plus complexe depuis septembre 2001, alors que Santé Canada procédait à d’importants changements aux règlements concernant la conduite des essais cliniques. Les comités d’examen doivent dorénavant travailler en respectant des procédures de fonctionnement écrites; des politiques doivent aussi être développées montrant clairement les liens d’autorité et de responsabilité entourant la conduite d’essais cliniques.

Toutefois, le comité d’examen de la recherche, avec la base de ressources qu’il possède présentement, ne peut pas soutenir ce nouvel encadrement réglementaire. À un niveau plus fondamental, il se débat avec son mandat d’approbation « en temps opportun » de propositions « au comité complet » d’essais cliniques basés sur l’industrie. Puisque ces propositions sont gérées en grande partie par un comité « bénévole » de la CSSA (les participants proviennent des groupes médicaux et chirurgicaux, des soins infirmiers, du service de pharmacie, de la gestion de la qualité du risque et du laboratoire) et de non-membres de la CSSA (3 des 10 membres n’en font pas partie : ceux des milieux communautaire, juridique et scientifique), les exigences imposées à ces membres dévoués sont excessives. Il en découle une rotation élevée des membres, des difficultés à atteindre et garder le quorum lors des réunions mensuelles et des retards dans les examens, retards considérés comme inacceptables par la communauté des chercheurs dans son ensemble. Cette situation remet en question notre crédibilité au sein de l’industrie, ce qui entrave sérieusement la productivité de la recherche.

La valeur monétaire de la recherche pour un professionnel dans le cadre d’un essai clinique et, par extension, pour les services de recherche (frais généraux de 30 % de la valeur totale du contrat) est basée sur un montant en dollars par patient et des objectifs concurrentiels de recrutement de patients. Pour soutenir ce processus, le procédé d’examen doit être opportun et efficace. Le Service des recherches devrait implanter les solutions suivantes pour demeurer concurrentiel dans l’industrie, tant sur le plan national qu’international.

Solutions :

(a)

La création, entre le Service de recherche et le comité d’examen des recherches, d’un poste d’agent de liaison du service de recherche qui aiderait au traitement des demandes d’études de recherche pour examen par tout le comité. Le titulaire procéderait à un examen initial puis continu de tous les documents ayant trait aux essais. Cette façon de faire allégerait de manière importante la charge administrative du comité d’examen de la recherche et de son président, elle aiderait les coordonnateurs de recherche et les chercheurs dans la préparation de propositions d’étude et elle soutiendrait l’examen ainsi que l’approbation en temps opportun des nouvelles demandes d’essais. De plus, elle améliorerait le soutien administratif d’ensemble accordé au comité d’examen de la recherche par l’entremise de notre bureau et elle maintiendrait la distance de l’autonomie décisionnelle si importante de ce comité. Cette personne n’aurait pas droit de vote au comité d’examen de la recherche.

(b)

La création d’un poste de président du comité d’examen de la recherche, afin d’améliorer les capacités fonctionnelles de la présidence et du comité. Relevant du Service de recherche, mais indépendant dans ses décisions, le titulaire réduirait de façon importante la possibilité d’apparence de conflits d’intérêt. Il collaborerait avec le directeur du Service de recherche à l’élaboration d’une base continue des politiques et de procédures écrites régissant la conduite des essais cliniques et d’autres activités de recherche au sein de la CSSA. Il s’agirait d’un premier pas vers le développement en coopération d’une possible structure institutionnelle provinciale de conseil d’examen, du plan d’affaires et de fonctionnement mis au point.

(c)

Augmenter le nombre de chercheurs en essais cliniques siégeant au comité d’examen de la recherche afin de conserver la crédibilité de ce comité devant l’ensemble de la communauté des chercheurs (approche d’un comité composé de pairs).

(d)

À long terme, fournir une expertise en consultation avec d’autres régies régionales de la santé relativement au développement et à l’implantation d’une structure institutionnelle provinciale de conseil d’examen. Ce concept doit être compatible avec la philosophie d’« examen local » et générer d’importantes retombées positives dans le processus d’examen des essais cliniques, en établissant un processus d’examen d’envergure provinciale crédible au sein des régies régionales de la santé.

  1. Développement d’un « fonds d’amorçage » pour soutenir le financement de recherches mises de l’avant par les chercheurs ou pour d’autres possibilités (lettres d’intention, appels d’offres, etc.).

Justification :
L’existence d’un fonds d’amorçage aiderait grandement à bâtir la capacité de recherche car les dollars alloués à la recherche soutiendraient les propositions de recherche lancées par les chercheurs, les priorités de recherche particulières à la CSSA (appels de propositions) et à soutenir les laboratoires de recherche existants (fonds d’amorçage annuel). Un mécanisme similaire de partage des coûts entre la CSSA et ses partenaires de recherche pourrait aussi aider les projets de recherche en collaboration, lesquels pourraient aussi être soutenus par un mécanisme similaire de partage des coûts par le fonds d’amorçage et nos partenaires de recherche. Un tel modèle se marierait bien avec les occasions de financement de recherche bien établies les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) comme le Programme de partenariats régionaux du Nouveau-Brunswick (entente de partage moitié-moitié des coûts entre les IRSC et le Nouveau-Brunswick, dans le cas de projets approuvés mais non financés par l’entremise des concours réguliers des IRSC).

Solution :
Le recouvrement des coûts indirects associés à la recherche sur les essais cliniques qui se fait au sein de la CSSA s’effectue par l’obtention de frais généraux dans le cadre de contrats et d’ententes sur les essais cliniques (30 % de la valeur totale du contrat lié au recrutement) versés au Service de recherche. Nous recommandons qu’on utilise ces frais généraux pour soutenir des concours de financement et les requêtes d’infrastructure de recherche. Le Conseil peut envisager de verser des fonds équivalents (rapport 1 :1 jusqu’à concurrence de 125 000 $ par le Conseil et de 125 000 $ pour le Service de recherche, pour un fonds total annuel de 250 000 $). Les fonds seraient attribués annuellement par l’entremise d’un processus d’« examen » par les pairs. Des bourses de recherche pourraient aussi venir en aide à un tel fonds.

Avantages additionnels :

  • La création d’un premier stade durable de possibilité de financement de la recherche;
  • La stimulation des projets de recherche à un niveau qui, en bout de ligne, pourrait les aider à faire leur entrée dans l’arène provinciale, puis nationale;
  • L’« examen par les pairs » de tous les projets, ce qui garantirait la qualité des propositions de recherche;
  • Les projets de recherche pourraient être orientés vers des buts et objectifs de la société, tels qu’ils apparaissent dans des documents comme l’Évaluation des besoins;
  • Les projets de recherche pourraient éventuellement être menés par des équipes de recherche en collaboration (des partenariats de recherche) à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de la CSSA;
  • Une libération claire des chercheurs et de leur communauté des frais généraux;
  • Le développement plus poussé d’une culture de la recherche au sein de la CSSA.
  1. Réactivation et expansion du Comité consultatif de la recherche

La structure et le mandat de ce comité sont actuellement en place. Le nombre de ses membres serait augmenté pour inclure nos partenaires de recherche et d’autres intervenants concernés par le processus de recherche. La composition du comité consultatif de recherche devrait refléter la communauté des chercheurs dans sa base la plus large. À titre de comité du Conseil, il lierait directement le Conseil au processus de recherche. Le soutien administratif de ce Comité serait fourni par le Service de recherche.

  1. Changement de « mentalité » de la communauté de la CSSA non impliquée dans la recherche.
  • Fournir aux cliniciens-chercheurs du « temps protégé » pour leurs activités de recherche;
  • Publier et présenter des réussites dans le domaine de la recherche;
  • Créer un rapport de recherche qui en montre le progrès;
  • Développer un poste de directeur de recherche en recherche sur les services de santé.

Changer la mentalité de la CSSA exige une réorientation fondamentale vers un modèle de prise de décision basé sur les preuves dans tout ce qui est fait. Ce changement est déjà en cours et sera plus amplement démontré par les décisions et actions du Conseil, du service de recherche et du Comité de recherche-action. Des initiatives actuelles au sein de la CSSA, comme le Centre de santé communautaire de St. Joseph, l’Initiative de services de soutien intégrés et le Programme de télésanté ne sont que quelques-uns des exemples qui reflètent un mouvement vers la recherche, l’évaluation et la mesure.

Groupe de travail de recherche sur la Santé de la population

Co-présidents : Dr Mohan Iype et Madame Barbara McGill

Résumé

La santé de la population, une approche à la santé, vise à conserver et à améliorer la santé d’une population entière et à réduire les iniquités dans l’état de santé de groupes de la population. Pour atteindre ces objectifs, elle prend en considération l’ensemble des facteurs et conditions (les déterminants de la santé) et leurs interactions qui déterminent la santé et le bien-être des Canadiennes et des Canadiens. La connaissance qui en résulte (obtenue grâce à la recherche) est utilisée pour développer et mettre en œuvre des politiques et des actions qui peuvent s’appliquer à l’ensemble de la population ou à des sous-groupes particuliers et obtenir des résultats positifs sur le plan de la santé.

Les conséquences ou avantages d’une approche de la santé de la population vont au-delà d’états de santé améliorés. Une population plus en santé contribue de manière plus productive au développement de l’ensemble de la société, elle exige moins de soutien en soins de santé et en avantages sociaux et elle est plus à même de se prendre en charge et de se maintenir à long terme. Les actions qui conduisent à une bonne santé apportent aussi des avantages à plus grande échelle, sur les plans économique et environnemental pour la population dans son ensemble (Santé Canada, 1996; Santé Canada, Direction de la politique stratégique, Santé de la population et santé publique – juillet 2001, ébauche).

Les déterminants de la santé qui sont à la base d’une approche de santé de la population sont les suivants :

  • revenu et statut social;
  • instruction;
  • environnement social et physique;
  • développement sain de l’enfant;
  • services de santé;
  • culture;
  • réseaux de soutien social;
  • emploi et conditions de travail;
  • pratiques personnelles de santé et capacités d’adaptation;
  • biologie et génétique;
  • sexe (genre).

Il existe certains présupposés à l’approche de santé de la population. Ces présuppositions doivent être prises en considération si l’on veut comprendre la nature de la recherche à entreprendre. Parmi ces présuppositions, mentionnons :

  • Les interventions en santé de la population devraient se concentrer sur les populations;
  • Une série d’interactions complexes ont lieu à l’intérieur des déterminants de la santé;
  • Puisqu’un déterminant n’existe pas seul, les stratégies qui s’y attaquent doivent tenir compte de ce fait (Pour une compréhension commune, Santé Canada, décembre 1996).

La santé de la population exige des prises de décision fondées sur des faits. «  La recherche des faits touchant les divers déterminants de la santé et leurs interrelations est encore l’apanage des milieux universitaires et de politique publique et sont habituellement hors circuit. ». En faisant de la recherche sur la santé de la population, la CSSA ne fera pas que contribuer à l’enrichissement des connaissances, elle complètera le circuit.

Au sein même de la CSSA, la recherche sur la santé de la population pose de grands défis. Ceux-incluent la nécessité de :

  • Comprendre les grands déterminants de la santé et changer l’attitude face à ce qui influence la santé de notre communauté et l’importance d’aborder le changement dans une perspective de santé de la population;
  • Adopter les échéanciers appropriés de manière à atteindre des objectifs à long terme;
  • Développer la participation de la communauté et une collaboration intersectorielle. Heureusement, il existe déjà plusieurs témoignages de partenariats au sein des communautés de la Régie régionale 2;
  • Fournir suffisamment de temps et de ressources et s’assurer qu’il en sera ainsi à long terme.

Les recommandations du groupe de travail sur la recherche en santé de la population se basent sur nos forces et faiblesses particulières concernant la recherche sur la santé de la population. Nos forces sont les suivantes :

  • Une population de base stable;
  • Une (certaine) diversité ethnique;
  • L’engagement de la communauté, y compris celui des organismes (initiative anti-pauvreté de la communauté des affaires, réseau de soutien au centre urbain);
  • De forts liens universitaires intéressés par les déterminants sociaux et culturels.

Nos faiblesses sont les suivantes :

  • Des niveaux non déterminés d’engagement envers la recherche en général (et à la recherche en santé publique en particulier);
  • Le manque (actuel) d’un fort leadership en recherche sur la santé de la population;
  • La définition des ressources : existe-t-il un soutien financier ainsi qu’un soutien au niveau des ressources humaines pour ce travail

Recommandation du groupe de travail sur la recherche en santé de la population

  1. Développer une capacité de recherche en santé de la population dans la Régie régionale 2. 
  2. Ajouter un composant d'évaluation à tout programme ou service nouveau ou existant. 
  3. Présenter et publier des recherches sur la santé de la population et les résultats de l'évaluation des programmes.

Justifications en soutien des recommandations sur la recherche en santé de la population

  1. Développer une capacité de recherche en santé de la population dans la Régie régionale 2.

Justification :

Cette recommandation se concentre sur l’objectif principal d’explorer des possibilités existantes ou nouvelles dans des secteurs de recherche particuliers aux déterminants de la santé. D’autres centres d’intérêt doivent être identifiés. Par conséquent, l’identification de possibilités particulières n’est donc pas ce qui fait problème ici, mais bien notre capacité à réagir à l’une ou l’autre des propositions et initiatives de recherche valables en provenance de sources à la fois internes et externes. Un plan d’action préliminaire en recherche sur la santé de la population comprendrait les étapes suivantes :

  • Définir les secteurs de priorité à explorer au sein de la recherche en santé de la population (la recherche sur la pauvreté a été considérée comme un secteur de grande importance avec des partenariats importants actuellement en place) et des secteurs où nous aimerions jouer un rôle de chef de file;
  • Identifier les équipes de recherche multidisciplinaires associées à des secteurs prioritaires de recherche et, là où c’est possible, identifier les chercheurs chefs de file;
  • Définir, par un relevé détaillé des ressources existantes, les lacunes physiques et en ressources humaines;
  • Examiner les possibilités de partenariats de recherche et de collaboration dans les secteurs prioritaires (combler les manques – compléter les équipes de recherche);
  • Examiner les possibilités de partenariats de recherche et de collaboration, tout en reconnaissant qu’au départ, développer une capacité au sein des contraintes actuelles au niveau des ressources peut nous limiter à des rôles secondaires dans des projets de recherche plus importants;
  • Définir l’infrastructure de base requise pour procéder et les infrastructures qui sont particulières à un projet. Les besoins d’infrastructure peuvent comprendre un rédacteur de demandes d’aide, de l’espace et des fournitures (bureau et ordinateur), des conseils et de l’aide à la publication;
  • Embaucher l’expertise de recherche requise.
  1. Ajouter un composant d’évaluation à tout programme ou service nouveau ou existant.

Cette recommandation permet de franchir les premiers pas nécessaires pour évaluer les programmes actuels de santé de la population et de promotion de la santé. On a donné des exemples comme ceux des centres de santé communautaires (« Baby Think It Over », « First Steps », « Roses Rubbers, and Rainbows). Le groupe de travail suggère qu’à l’avenir, on ne retienne pas de programmes de santé de la population et de promotion de la santé qui ne fassent pas place, dans leur conception même, à l’évaluation. Le plan d’action comprend les étapes suivantes :

  • Élaborer un inventaire détaillé des programmes et services actuels de santé de la population;
  • Inviter des experts d’ici et d’ailleurs (Dr George Kephart, Dalhousie, Dre Gina Browne, McMaster University) pour qu’ils éduquent et sensibilisent la communauté sur la recherche sur la santé de la population;
  • Embaucher un évaluateur de la santé et des programmes de santé de la population.
  1. Présenter et publier des résultats de recherche en santé de la population et les résultats d’évaluation des programmes.

Le plan d’action en support de cette recommandation est une suite logique de la recommandation numéro 8. En fait, un chercheur en santé de la population ou un évaluateur de programme permanent aurait les habiletés nécessaires pour remplir ce rôle. Le plan d’action préliminaire en appui de la recommandation se ramène aux étapes suivantes :

  • Préparer un inventaire du travail actuel en recherche sur la santé de la population qui soit complet et pourrait être présenté ou publié;
  • Définir les équipes de recherche impliquées et leurs limites à remplir ce rôle;
  • Mettre sur pied des ressources (de temps, humaines et financières) pour soutenir la présentation et la publication des recherches identifiées en santé de la population.

Groupe de recherche sur la télésanté (cyber santé)

Président : M. Derrick Jardine

Résumé

La télésanté utilise les technologies de la communication et de l’information comme mécanisme pour fournir des soins de santé et des services de soins de santé quand la distance sépare les participants. La majorité des initiatives en télésanté peuvent grosso modo être divisées en deux catégories : le diagnostic et la consultation à distance (laquelle implique habituellement un spécialiste et un médecin en soins primaires), et l’apprentissage à distance dans le cadre de la formation continue en santé. La première raison de développer la télésanté est de servir des populations qui, pour une raison ou une autre, ont un accès limité aux soins. À cet égard, la télésanté offre la possibilité de remodeler de façon importante le modèle médical du « face à face » dans la prestation des soins, laquelle existe depuis ses tout débuts.

La CSSA a une expérience considérable dans la conception, l’implantation et l’évaluation des initiatives de télésanté. En posant la question suivante : « si nous devions concevoir un système de soins de santé où le temps, la distance et l’emplacement des ressources étaient sans importance, de quoi aurait l’air ce système ? », en 1997, la CSSA s’est lancée dans un projet provincial de recherche et de développement à partir du Centre cardiaque du Nouveau-Brunswick (CCNB). En utilisant la technologie à la façon d’un facilitateur de processus, VITAL (Liens virtuels interactifs d’assistance par télésanté) a créé une infrastructure de télésanté à travers la province, laquelle a amélioré l’accès aux services cardiologiques spécialisés du CCNB ainsi que leur rendement. Transformé de projet en programme en 1999, VITAL offre maintenant un « laboratoire vivant »  qui permet le développement continu et la démonstration d’autres initiatives en télésanté.

SIIT (Solution d’imagerie et de données interactives en temps réel) est une preuve de plus de l’engagement de la CSSA dans le développement de solutions de télésanté novatrices dans le domaine des soins de santé donnés à longue distance. La SIIT est un système de diagnostic et de consultation sur mesure qui a été utilisé par des spécialistes pour examiner des patients sur des réseaux locaux sécurisés et à l’aide d’un stéthoscope virtuel et d’une image vidéo en temps réel. Elle offre aussi une technologie de stockage qui permet au personnel infirmier de masquer les images et les données jusqu’à ce qu’un médecin puisse les examiner. Les usages en soin de santé vont présentement de la orthophonie à la cardiologie postopératoire et aux évaluations psychiatriques.

Recommandations du groupe de travail sur la recherche en télésanté

Le Groupe de recherche en télésanté a élargi son objectif de recherche sur la télésanté pour inclure « le dossier-santé électronique » et plusieurs recommandations ont été soumises à la réflexion pour chacun des centres d’intérêt. Les recommandations comprennent :

Télésanté

  1. Mettre au point un Ensemble d’implantation en collaboration avec le secteur privé.
  2. Déterminer l’effet de la télésanté sur les services et les résultats des soins de santé.
  3. Définir le niveau d’adoption de la technologie par les patients et prestataires de service.
  4. Élaborer des programme en ligne à l’intention des patients afin de leur donner les outils qui leur permettront de gérer eux-mêmes leur santé.
  5. Mesurer le retour sur investissement comparativement à l’effet attendu.
  6. Soutenir les changements dans le processus de soins découlant de la nouvelle gestion technologique.

Dossier-santé électronique

  1. Intégration des applications de télésanté au Dossier-santé électronique.
  2. Dossier médical électronique (remplacement du E7000).
  3. Dossier-santé électronique – Centre de santé communautaire – Patient – Prestataires de soins primaires.

Le plan d’action préliminaire proposé par le Groupe de travail en télésanté n’était pas lié à un projet de recherche particulier, mais il fournissait le soutien de base à la recherche en télésanté. Il comprenait les étapes suivantes :

  • Attribuer une ressource pour soutenir et diriger l’activité au sein de la CSSA;
  • Inventorier et prioriser les initiatives existantes et prévues;
  • Procéder à la mise en application d’un outil de gestion de la connaissance pour saisir les informations de la recherche;
  • Mettre en œuvre des outils de recherche et d’évaluation en ligne;
  • Établir un partenariat avec l’Université du Nouveau-Brunswick, avec les collèges communautaires du Nouveau-Brunswick, avec le Centre national de la recherche et d’autres encore, pour avoir accès à des sources d’expertise.

Recommandations clé du groupe de travail : points communs et réflexions finales

L’administration et le soutien de la recherche sur les essais cliniques au sein de la CSSA assure que les patients peuvent bénéficier du médicament ou de l’appareil le plus récent et le plus efficace. Pour plusieurs, il s’agit là de la norme en matière de soins. Les recommandations qui ont été proposées dans ce rapport reposent sur plus de 25 ans d’histoire et elles sont conçues afin de soutenir un système plus réactif – un système qui répond à un environnement réglementaire exigeant et en constant changement, à nos partenaires et associés en pharmacie, aux besoins de nos professionnels de la recherche clinique et aux besoins en matière de santé de nos patients.

Les améliorations de l’infrastructure humaine et physique que nous proposons en soutien aux programmes d’essais cliniques seront financés à l’interne à partir du budget de base et par l’entremise de fonds générés par nos frais généraux, les frais de révision des recherches et les économies en coût de médicaments.

La distinction entre la recherche sur les essais cliniques et la recherche initiale est arbitraire. Un environnement sain de recherche sur les essais cliniques peut aider d’autres initiatives de recherche au niveau local, en laboratoire, ou plus généralement encore. Le retour sur investissement et le soutien du « fonds d’amorçage » et des fonds correspondants provenant des frais généraux de la recherche, de nos partenaires de recherche et du Conseil, fourniront le levier qui permettra d’accroître l’activité de recherche en collaboration au sein des secteurs de la Santé de la population et de la Télésanté tout en soutenant des propositions de recherche lancées par des chercheurs indépendants. Nos partenaires clés en recherche, l’université du Nouveau-Brunswick, les collèges communautaires du Nouveau-Brunswick, le Conseil de recherche du Canada – télésanté en bénéficieront en établissant des programmes similaires de financement par contribution proportionnelle ou en expertise en recherche.

La recette pour développer des centres d’intérêt dans les domaines de la Santé de la population et de la Télésanté exige deux ingrédients : du temps et de l’argent. Des ressources seront requises à tout le moins pour soutenir l’embauche de deux détenteurs d’un doctorat ou des moniteurs de niveau postdoctoral, ou l’équivalent, en sciences de la vie ayant démontré une productivité précoce en recherche et en publication. Ces personnes seront embauchées pour diriger, lancer et soutenir des programmes de recherche en santé de la population et télésanté. Des périodes de financement soutenues, de source interne et d’une durée d’au moins trois à cinq ans, seront exigées pour développer un programme de recherche indépendant. Pendant ce temps, les tâches d’enseignement et d’administration devraient être gardées à leur minimum. Des liens avec le secteur universitaire fourniront la base d’étudiants nécessaire au maintien d’un programme de recherche actif.

Le partage de ces ressources avec nos partenaires et collaborateurs de recherche produira des gains plus marqués à court et à long terme et il conduira à la formation d’équipes de recherche multidisciplinaires qui collaboreront. Il faudra prévoir l’intégration des chercheurs cliniques et universitaires présentement en poste dans la formation de telles équipes. Les inventaires de ressources que nous mènerons aideront à la formation de ces équipes et ils définiront nos contributions respectives (ressources humaines et physiques).

Des partenariats naturels commencent à émerger à la suite de nos discussions avec la communauté des chercheurs. L’équipe de recherche en santé de la population qui s’attaque à la pauvreté dans la région de Saint John inclut le Centre de santé communautaire St. Joseph, Collectivités dynamiques, Saint John, la Business Community Anti-Poverty Initiative, le Urban Core Support Network, le Human Development Council, l’Université du Nouveau-Brunswick, le Atlantic Health Promotion Research Center, le St. Michael’s Hospital de Toronto; Santé Canada et le Service de recherche de la CSSA.

Les partenariats de recherche en télésanté incluent le programme de télésanté, la CSSA, le Conseil national de recherches en télésanté, les collèges communautaires du Nouveau-Brunswick et le département de télématique médicale de l’Université de Calgary.

Ces partenariats, et d’autres, devront être renforcés afin qu’ensemble, nous puissions relever le défi de l’environnement de recherches concurrentiel d’aujourd’hui. Les recommandations que nous présentons et endossons se fondent sur nos réussites du passé et nous feront avancer vers une nouvelle ère dans la recherche des essais cliniques, de la santé de la population et de la télésanté. La CSSA fait sien ce défi.

Annexe 1

Groupes de travail du Comité de recherche-action

Recherche sur les essais cliniques

Nom Appartenance
Dr G. Frank McCarthy (président) CSSA
Dr Peter Bailey CSSA
Dre Margot Burnell CSSA
Dr John Carson CSSA
Mme Peggy Cook CSSA
Dr Jim Ducharme CSSA
Mme Jennifer Dykeman CSSA
Dre Pam Jarrett CSSA
Dre Rachel Morehouse CSSA
Dr Atreyi Mukherji CSSA
Dr Hugh Scarth CSSA
Dr Andrew Sherwood CSSA
M. Todd Stephen RRS2
Mme Diane Strong CSSA
M. Peter Thompson Eli Lilly
Mme Sharon Turnell CSSA

Recherche sur la santé de la population

Dr Mohan Iype (coprésident) CSSA
Mme Barbara McGill (coprésident) CSSA
Mme Dawn-Marie Buck Healthnet
Dr Lee Chambers UNBSJ
Mme Monica Chaperlin CSSA
Mme Cleo Cyr CSSA
Dr Keith DeBell UNBSJ
Mme Debbie Godlewski CSSA
Dr Paul Handa CSSA
Mme Sandra Irving RHA2
Dre Susan Sanderson CSSA
Dr Wayne Sheehan CSSA
Dre Caryn Thompson UNBSJ

Recherche en télésanté

M. Derrick Jardine (président) CSSA
M. Ken Baird CSSA
M. Michael Chisholm CSSA
Dr Greg Fleet UNBSJ
M. Tim Flewelling Architecte de systèmes DHW
M. Guy-Andre Gelinas CNR cyber santé BDO
M. Stephen Grant Aliant/RHA2
Dr Verle Harrop CNR Télésanté
Mme Irina Kondratova CNR Fredericton
Mme Eileen MacGibbon CSSA
M. Peter McGill Collège communautaire
Mme Dora Nicinski CSSA
Dr Vernon Paddock CSSA
Mme Krisan Palmer CSSA
Dre Judith Wuest UNB Fredericton

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