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Division des essais cliniques
Que
sont les essais cliniques?
Après
avoir subi des tests approfondis en laboratoire, tous les nouveaux produits
chimiques et appareils destinés à un usage thérapeutique doivent passer
par un processus au cours duquel leur efficacité thérapeutique sur les
humains est évaluée. Avant qu’un nouveau produit puisse faire l’objet
de ce type d’études, de la documentation sur les données existantes doit
être fournie et une demande pour effectuer des essais cliniques doit être
soumise. Au Canada, c’est la Direction générale de la protection de la
santé (DGPS) de Santé Canada qui donne l’autorisation et surveille les
étapes et les résultats des études. Si les essais cliniques sont probants
et démontrent que le nouveau produit est sans danger et efficace, la DGPS
autorise la mise en marché du nouveau produit.
Avant qu’un essai clinique puisse avoir lieu localement, la conception de
l’étude est évaluée par le comité d’examen des recherches de la
Corporation des sciences de la santé de l’Atlantique. Ce comité examine
jusqu’à dix études par mois et évalue les aspects éthiques et
scientifiques de l’essai. Ceci signifie qu’il examine la validité
scientifique de la recherche, les raisons conduisant à entreprendre l’étude,
la compétence des chercheurs, la disponibilité des ressources nécessaires,
la qualité des renseignements fournis aux patients (consentement éclairé),
les résultats anticipés et la publication ultérieure de la recherche.
Tous les médicaments et appareils de traitement causent des effets
secondaires ou indésirables, c’est pourquoi les essais cliniques
étudient les avantages qu’ils comportent par rapport aux effets
secondaires qu’ils causent. En d’autres termes, on teste le ratio entre
leurs risques et leurs avantages. Ce processus comporte l’utilisation
habituelle d’essais aléatoires et contrôlés où des groupes
équivalents de patients sont choisis au hasard pour recevoir le nouveau
médicament ou dispositif ou bien un placebo (substance inactive) ou une
thérapie courante. Les essais cliniques sont généralement divisés en
quatre phases qui fournissent progressivement plus d’informations.
Essais de la phase I
Ils servent à établir la pharmacologie clinique de base (biochimie ou
pharmacocinétique) du médicament et les effets biologiques du médicament
ou du dispositif. De 10 à 100 volontaires en bonne santé peuvent être
requis et l’étude fournit les premières informations relatives à la
sécurité, à la tolérance et à l’efficacité du nouveau produit.
Essais de la phase II
Ici, les volontaires doivent être des patients souffrant de la maladie que
le produit vise à traiter. De 100 à 500 patients ayant la maladie
cible recevront le produit, ce qui permettra de découvrir plus d’informations
sur la pharmacologie (pharmacocinétique). Il est primordial d’évaluer
les effets cliniques sur la maladie cible – dans quelle mesure le
médicament ou le dispositif est-il efficace à titre d’agent
thérapeutique (pharmacodynamique) et quelle dose de médicament est requise?
Essais de la phase III
Au cours de cette phase, l’essai clinique contrôlé et aléatoire est
habituellement utilisé et de 500 à 3 000 patients font l’objet d’études
de surveillance structurées et systématisées. Ces études évaluent l’efficacité
et la sécurité du médicament sur une grande échelle à des doses
définies, ce qui permet d’établir des comparaisons avec d’autres
médicaments ou traitements. De plus, au cours de ces études, la toxicité
potentielle du médicament ou du traitement est déterminée pendant la
période d’observation (généralement des semaines ou des mois). De cette
manière, les médicaments les plus sécuritaires et les plus efficaces
peuvent être sélectionnés. Lorsque ces études sont complétées avec
succès, la DGPS autorise la mise en marché du nouveau médicament ou
produit pour une indication thérapeutique ou une maladie particulière.
Essais de la phase IV
Ils sont souvent appelés essais de surveillance post-marketing. Comme le
médicament ou le dispositif est maintenant utilisé dans la population en
général, son rendement dans la vraie vie peut être évalué. Par exemple,
le médicament sera utilisé chez des patients qui ont d’autres maladies
et chez des patients qui ne respectent pas la posologie. La surveillance
post-marketing d’un nouveau médicament ou dispositif peut requérir la
participation de 10 000 patients partout dans le monde. Les essais de
la phase IV fournissent les moyens les plus efficaces d’identifier et de
quantifier les effets toxiques potentiels, mais rares, des nouveaux
médicaments, y compris l’identification d’effets secondaires peu
fréquents.
C’est grâce aux efforts concertés des entreprises pharmaceutiques, des
organismes de réglementation gouvernementaux tels que la DGPS, des
établissements de recherche locaux tels que la Corporation des sciences de
la santé de l’Atlantique et des professionnels des soins de santé
dévoués qui mettent en œuvre les études, que le développement de
nouveaux médicaments ou dispositifs a lieu. De la découverte d’un
nouveau médicament, en passant par les études en laboratoire et les essais
cliniques, pour en arriver à l’usage ordinaire par des professionnels
médicaux, le processus en entier peut prendre 10 ans ou plus et coûter
plusieurs millions de dollars.
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